Trois petits signes suffisent à transformer une note : le dièse, le bémol et le bécarre. Réunis en début de portée, ils forment l’armure, qui donne sa couleur à tout un morceau.
Dièse, bémol, bécarre : le demi-ton
Le demi-ton, plus petite distance
Sur un clavier, le demi-ton sépare deux touches voisines, blanche ou noire. Les altérations servent précisément à monter ou descendre une note d’un demi-ton, pour atteindre ces sons intermédiaires.
Dièse, bémol, bécarre
- Le dièse (♯) élève la note d’un demi-ton. Do dièse sonne juste au-dessus de do.
- Le bémol (♭) abaisse la note d’un demi-ton. Si bémol sonne juste en dessous de si.
- Le bécarre (♮) annule une altération en cours et rétablit la note naturelle.
Il existe aussi le double dièse et le double bémol, qui décalent de deux demi-tons, mais ils sont plus rares.
Altération accidentelle ou armure
Une altération peut être accidentelle : placée devant une note, elle vaut jusqu’à la fin de la mesure seulement. Ou bien elle figure à l’armure, juste après la clé : elle s’applique alors à toutes les notes de même nom, dans toutes les octaves, pour l’ensemble du morceau.
L’armure et la tonalité
Le nombre et l’ordre des dièses ou des bémols à l’armure indiquent la tonalité. Les dièses apparaissent toujours dans le même ordre (fa, do, sol, ré, la, mi, si) et les bémols dans l’ordre inverse. Une armure vide correspond à do majeur (ou la mineur) ; une armure d’un dièse à sol majeur, et ainsi de suite. Connaître l’armure, c’est savoir d’emblée quelles notes seront altérées.
En pratique
Quand vous recopiez ou composez sur vos portées, écrivez l’armure juste après la clé, avant le chiffrage de mesure. Pour replacer ces notions dans l’ensemble du déchiffrage, revenez au guide lire une partition.